Nos droits

Une approche respectueuse de nos corps.

Un.e praticen.ne n’a pas à émettre de jugement sur nos corps, ni à nous imposer d’examens intimes de manière systématique.

Les touchers vaginaux ne sont pas nécessaires à la prescription d’un contraceptif, sauf dans le cas du DIU, ou du diaphragme. Nous sommes en droit de refuser cet examen. Dans le cadre du suivi de grossesse, un toucher vaginal systématique n’est pas nécessaire. Nous avons le droit de poser des questions, et de nous assurer de la nécessité de l’examen. Nous avons également le droit de repousser l’examen à une prochaine consultation.

En matière de dépistage du cancer du col de l’utérus, les recommandations internationales et nationales préconisent d’effectuer des frottis à partir de 25 ans, tous les 3 ans. Tout frottis avant cet âge, et plus fréquemment, n’est pas nécessaire, sauf dans le cas d’antécédents familiaux ou personnels spécifiques. (Recommandation de la HAS, Dépistage et prévention du cancer du col )

Nous ne sommes pas obligé.e.s de nous peser, ou de prendre connaissance de notre poids. Si la connaissance du poids est nécessaire à la prescription d’un contraceptif hormonal, nous pouvons par exemple demander au praticien ou à la praticienne de regarder le chiffre sur la balance et de ne pas nous le communiquer. Un.e praticien.ne n’a pas à émettre de jugement de valeur sur notre apparence physique, notre poids ou autre.

La nudité et le libre-choix en consultation pour gynécologie

Alors qu’il nous paraîtra absurde de nous mettre torse nu pour que notre généraliste écoute nos poumons ou encore entièrement nu.e pour être pesé.e, nous avons intériorisé qu’il est normal voire obligatoire de nous dévêtir entièrement lors des consultations en gynécologie. La nudité complète, pratique encore courante lors d’examens gynécologiques, n’en est pas moins un abus de pouvoir de la part de la soignante / du soignant. Effectivement AUCUN examen gynécologique ne nécessite l’entière nudité.

Quels que soient les arguments de votre soignant.e, vous n’avez pas à vous dévêtir entièrement pour un frottis, un toucher vaginal ou encore une palpation des seins. Si des examens physiques sont nécessaires, il est possible de ne dénuder que le bas du corps pour l’examen gynécologique, puis de se rhabiller et de dénuder le haut du corps pour l’examen des seins. Il ne s’agit pas de savoir si nous sommes pudiques, chochottes, jeunes ou non, mais bien de faire reconnaitre notre droit à être bien traité.e par nos soignant.e.s. Nous avons le droit de refuser cette pratique, tout comme nous avons le droit de refuser TOUT acte médical dont vous n’avez pas envie ou dont vous ne voyez pas l’utilité.

Lors d’un premier rdv avec un.e soignant.e que nous ne connaissons pas, il importe de se préparer à cette éventualité et de savoir que refuser la nudité complète est notre droit. Nous savons qu’il est difficile, parfois impossible, de refuser la nudité complète seul.e avec un.e soignant.e. Ainsi, comme l’explique Martin Winckler, « […] le secret consiste à se préparer à refuser bien avant d’y aller, et à le dire d’emblée au médecin, en étant prête à se lever et à sortir s’il se braque. S’il n’y a ni examen, ni prescription, il n’y a pas non plus d’honoraires à régler. Tout comme on peut entrer dans un magasin, choisir un produit et finalement le laisser parce qu’on n’en est pas satisfait. Ça ne peut pas être moins vrai pour un professionnel de santé. »[1]

Rappellons-nous que dans de nombreux pays, les patient.e.s portent des blouses lors des examens, se rhabillent entre l’examen gynécologique et la palpation des seins, etc. En Grande-Bretagne, lors des consultations gynécologiques, lae soignant.e est toujours accompagné.e d’un.e infirmier.e afin de contrer tout potentiel abus de pouvoir, comme le rappelle Martin Wickler.

Si nous consultons pour une simple prescription d’un moyen de contraception, si nous sommes en bonne santé sexuelle ou tout simplement parce que nous ne le voulons pas, nous avons le droit de refuser de nous faire ausculter. De plus, les actes pratiqués doivent nous être expliqués et nécessitent notre consentement libre et éclairé. Accepter un frottis ne signifie pas accepter aussi un toucher vaginal ou une palpation des seins, et inversement.

Ne pas avoir à se mettre ENTIÈREMENT nu.E et pouvoir refuser des actes lors de consultations pour gynécologie est l’une des bases d’une pratique respectueuse et féministe de la part de nos soignant.E.s.

Un véritable choix contraceptif

Il existe un nombre important de méthodes contraceptives, qui nous sont malheureusement rarement toutes proposées. Vous pouvez prendre connaissance de toutes les méthodes de contraception disponibles ici.

Il y a très peu de contrindications absolues à l’usage des contraceptifs. Vous pouvez consulter les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé pour connaître ces contrindications. A titre d’exemple, nous avons droit à un dispositif intra-utérin même sans avoir eu d’enfants ou sans relation « stable ». Nous avons le droit à une stérilisation volontaire sans conditions d’âge ou de parité. Nous avons le droit de préférer des méthodes naturelles. Nous avons le droit de préférer le préservatif à des méthodes médicales.

Toutes les méthodes de contraception sont plus efficaces lorsque nous les avons choisies et qu’elles correspondent à notre mode de vie.

Dans tous les cas de figure, ce que nous ressentons est important et à prendre en compte. Les effets secondaires d’un contraceptif, les règles douloureuses, l’impact d’une contraception sur notre vie sexuelle par exemple, sont autant de thématiques que nous sommes en droit d’aborder librement et pour lesquelles nous devons être écouté.e.s avec respect et pris.e.s en compte.

Le droit d’être pris.e en charge

Il est illégal de refuser un.e patient.e sous prétexte qu’elle/il bénéficie de la CMU, de la CMU-C ou de l’Aide Médicale d’Etat (AME).

Nous avons également le droit de connaître à l’avance les honoraires des praticien.ne.s que nous consultons.

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25 réflexions sur « Nos droits »

  1. Merci pour toutes ces informations !
    En vous lisant je me rend compte du pouvoir que représente le médecin : difficulté de dire non à un examen, inimaginable de remettre en question ce qu’il nous dit (le médecin c’est celui qui sait après tout….).
    Habituée à être examinée sous tous les angles lors d’examens gynécologique, je pense que nous oublions, lors de ces consultations, qu’il s’agit de notre corps. C’est comme si ce corps ne nous appartenait, il est entre les mains du médecin….
    Merci pour cette prise de conscience !

  2. Merci ça fait du bien de lire ça… aujourd’hui j’ai refusé un examen gynecologique et mon gyneco m’a refusé la prescription de la pilule… on s’était vu l’année dernière et j’avais fait un frottis…

  3. Merci beaucoup, je vous soutiens, j esepre qu en France, nous aurons le choix et la liberte de decider notre accouchement sans etre jugee par les soignants ou humiliee

  4. Bonjour,
    j’ai subi un frottis forcé il y a quelque temps, on m’a obligée à le faire sinon on ne me voulait pas me prescrire de contraception… cet ignoble chantage m’a révoltée, j’ai porté plainte pour abus, hélàs l’affaire a été « classée » et ça n’a pas abouti, et je reste avec ma souffrance, ma honte, un sentiment d’avoir été salie. Votre démarche à travers ce site fera prendre conscience à des milliers de femmes qu’elles peuvent et doivent réagir en cas d’abus afin de faire valoir leur droits et leur dignité. merci!

  5. J’ai le mauvais souvenir d’un gynéco qui a refusé de me poser un stérilet sous prétexte que je suis nullipare : il m’a coupé la parole en me disant « Vous allez prendre la pilule , il n’y a aucune raison que vous ne la supportiez pas « . Il m’a fait l’ordonnance sans même que j’ai eu le temps de dire non…Pourquoi on ne nous laisse pas le choix tout simplement ?

  6. Bonjour, j’ai vu une gynéco non conventionnée à Romans sur Isère en décembre dernier (pour absence de règles et démangeaisons.
    (50euros) 1H30 en salle d’attente, 20 minutes avec elle, , elle m’a fait un frottis, environ 3 semaines après j’ai reçu la facture du labo (environ 30euros), aussitot j’ai payé.
    Je n’ai jamais reçu mes résultats d’analyse, j’ai appelé le labo qui me renvoie vers la gynéco qui biensur n’est pas joignable, les secrétaires d’une plateforme me disent transmettre ma demande par mail. Finalement la gynéco me laisse un message vocal disant que tout va bien.
    Hors je suis mieux placée qu’elle pour savoir que non.
    Je veux récupérer mes résultats, je crois que c’est mon droit non?
    Comment faire? Il suffirait à la doc ou au labo de coller un timbre sur une enveloppe..
    Suis-je obligée d’attendre encore des heures dans sa salle d’attente et d’insister pour avoir mes résultats?
    Et le labo n’a-t-il pas obligation de me donner ce papier vu que j’ai payer ma facture?

    Total 80 EUROS pour rien, pas soignée, une après midi perdu car en plus c’est loin de chez moi, des appels très désagréables avec des gens totalement indifférents , et une perte de confiance envers le corps médical…

  7. Bonjour, une gynécologue a le droit de refuser de prescrire une pilule sous prétexte qu’elle l’a décidé toute seule? Sans aucun contre avis médical, juste parce qu’elle pense que ça aidera les femmes à moins ouvrir les cuisses (son discourt se résume à cette dernière phrase) et à être sur que c’est « LE BON » avant de coucher avec!!! Je me suis sentie INSULTé juste pour lui avoir dit que je ne savais pas si mon copain était vraiment le bon ou pas… C’est grave de juger sur ça et de décider pour moi ce que je dois faire de ma vie et de mon vagin (désole mais c’est clairement l’idée).

    Merci d’avance

    1. Non, vous avez fait l’objet d’un comportement et de propos abusifs de cette soignante, qui n’a bien entendu aucun droit de vous empêcher de prendre un moyen de contraception et encore moins de juger votre vie et vos choix! Si vous le souhaitez, il serait peut-être opportun de signaler les faits (Ordre des médecins, Défenseur des droits) ou encore de lui écrire directement un courrier.

  8. Bjr, très bien votre site et tous vos conseils, mais il ne me semble pas avoir vu d’infos sur les examens gynécos en cas de pathologies du genre « échographie intravaginale en cas de fibrome »… mais peut-être je me trompe…

    1. Merci de votre commentaire. Gynandco est en effet un site par et pour les patient-e-s et nous ne sommes pas du tout informé-e-s sur ce type d’échographie. Aussi nous allons nous informer et ajouter des infos à ce sujet si cela semble nécessaire. Mais qu’auriez-vous souhaité trouver sur le site de votre côté? Etant une liste positive de soignant-e-s nous précisons que nous n’avons pas vocation à donner des informations médicales exhaustives sur les différentes pathologies dont nous pouvons être atteintes.

  9. Bonjour,

    J’ai plusieurs questions, j’espère que vous pourrez y répondre.

    Pourquoi est-ce que le suivi gynécologique est recommandé même lorsque l’on est en bonne santé alors qu’il n’est pas recommandé de consulter un ORL, un pneumologue ou un nephrologue si l’on n’a pas de pathologies?

    Est-ce important d’avoir un suivi gynécologique avant 25 ans (pour les premiers frottis) si l’on se sent bien, que l’on n’a pas et que l’on ne veut pas de contraception? Et si oui, qu’est sensé faire le médecin/sage-femme dans ces cas-là? Un examen gynéco, un entretien oral?

    Je vous remercie beaucoup pour votre site qui est très intéressant, j’espère que vous pourrez répondre à mes questions.

    1. Bonjour Léa,
      Pour répondre à vos questions, n’hésitez pas à consulter le blog de Martin Winckler qui regorge d’informations sur la consultation gynéco et ce qui est nécessaire médicalement ou pas (http://www.martinwinckler.com/spip.php?article307). Par ailleurs, le blog Marie accouche là traite de ces questions (http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2016/10/06/lexamen-gynecologique-des-jeunes-femmes-un-droit-de-cuissage-moderne/). Je pense que le recours à un suivi gynéco est recommandé avant 25 ans notamment pour se faire dépister pour les IST. Dans tous les cas, l’examen gynécologique n’est jamais obligatoire: ni l’examen vaginal, ni le palpage des seins d’ailleurs… (voir l’article de Marie accouche là)

  10. Bonjour,

    Je suis mineure, j’ai 17 ans et 10 mois donc bientôt 18 ans. J’ai changé deux fois de gynécologue car ils me disaient que c’était indispensable de prendre une contraception. Ils me prescrivaient d’office sans même que j’ai le temps d’en m’y opposer. (Évidemment je n’ai jamais été achetés ceux-ci). Et j’aimerai dire à mon prochain gynécologue que je refuse de prendre un moyen de contraception parce que je sais que mes ovaires sont fainéant et que j’aurais difficile à tomber enceinte donc que ça viendra quand ça viendra (dans 1 an ou dans 10 ans). Et que oui, je suis en essais bb1 avec mon copain.

    1. Bonjour, je n’ai pas bien compris quelle est votre question. Nous ne donnons pas de conseils médicaux mais en tous cas vous ne devriez trouver dans la liste Gynandco que des soignant-e-s à l’écoute et délivrant une information complète et éclairée sur TOUS les moyens de contraception afin que vous puissiez faire votre choix en toute connaissance de cause; bonne recherche! Johanna pour Gynandco

  11. Sans oublier que j’ai des kystes ovariens et qu’ils m’ont dit que ça partirait tout seule avec une pilule. Sauf que je refuse de prendre la pilule.

  12. perso ce qui m aiderais c est d avoir un texte de lois qui dit justement qu on est pas obliger de faire un frotti pour avoir droit a la pilule
    quelu un as t il ce texte je vais au doc avec et je lui met sous les yeux

  13. Bonjour,

    Est ce que le dépistage dans un centre gratuit inclut un examen gynéco ou juste un prise de sang?
    Si je n’ai aucune IST et ne souhaite pas de contraception est ce qu’il est tout de même conseillé d’aller voir un.e gynéco ou sage-femme? Si non, existe-t-il des textes « officiels » médicaux le prouvant que je peut montrer à ma mère pour lui faire comprendre (sachant qu’elle fait partie du milieu médical)?

    Merci pour votre site, ça été un immense soulagement d’enfin lire qu’on avait le droit de dipsoser de son corps MEME chez le médecin.

    1. Bonjour, Merci de votre commentaire! Cela dépend en fait de l’IST que vous souhaitez dépister, il sera possible de réaliser en centre gratuit, une prise de sang, un prélèvement local ou une analyse d’urine. Les centres de planification proposent aussi des prélèvements gratuits. Si vous n’avez pris aucun risque, ne souhaitez pas de contraception et n’avez pas de soucis gynécologique particulier, il n’est pas nécessaire d’effectuer un frottis avant l’âge de 25 ans (les données scientifiques suggèrent en effet que le dépistage du cancer du col de l’utérus peut commencer à 25 ans, pas avant). Voir à ce sujet le blog de Martin Winckler (http://www.martinwinckler.com/spip.php?article795) ou le site de l’Institut national du cancer par exemple. Voir aussi la brochure del’INPES, plutôt bien faite, qui précise que la première consultation gynécologique doit avoir lieu lorsque l’usagère en éprouve
      le besoin, que ce soit à 18, 20, 25 ans ou plus tard. Est-ce que j’ai répondu à votre interrogation? N’hésitez pas à nous écrire à gynandco@riseup.net si besoin. Féministement, Johanna pour Gynandco

  14. Merci de rappeler nos droits, notamment le fait « qu’accepter un frottis n’est pas accepter un toucher vaginal ».

    Lors de mon dernier examen gynécologique, j’ai subi un toucher vaginal sans consentement. Le médecin m’avait simplement parlé d’un frottis (parce que « elle est assez grande maintenant »- j’ai 22 ans et cet examen était aussi mon premier). Lorsque celui-ci a été fait, le médecin est revenu vers moi. Je pensais que c’était pour m’aider à me redresser. J’étais prête à me relever lorsque, sans prévenir, il a mis ses doigts en moi. J’avais l’impression qu’il cherchait à enfoncer son bras le plus loin possible.

    A cela a suivi une palpation des seins qui ressemblait plus à du pelotage qu’autre chose. Il s’est contenté de me toucher la poitrine sans me faire bouger les bras, ni vérifier le côté des seins.

    Je passe les commentaires sur le fait que je ne veuille pas me peser, n’enlève pas ma culotte assez vite à son goût (et sous ses yeux) ou encore sur le type de douleur ressentie lors d’une mycose vaginale (c’est bien connu, les hommes ont aussi un vagin)…

    Au final je suis sortie de ce rendez-vous sans aucune réponse à mes questions. Mais le contrecoup est venu après : je revivais en boucle la consultation, en faisais des cauchemars et me sentais sale mais aussi en colère.
    J’ai vécu ce moment comme une agression et ai eu énormément de mal à m’en remettre.
    C’était d’autant plus difficile que ma mère, qui consulte ce même gynécologue depuis de nombreuses années, ne comprenait pas ma réaction.
    Pourtant j’étais persuadée que ma réaction n’était pas exagérée et la lecture de cet article me le confirme.
    Cependant je n’arrive pas à comprendre pourquoi en France les femmes n’ont pas le droit à une blouse ou un drap lors des examens, ni pourquoi la majorité d’entre elles considère ce type de comportement comme normal.

    1. Nous sommes très en colère de ce que vous avez subi. Les faits que vous rapportez sont très graves. C’est très alarmant que ce médecin continue à exercer. N’hésitez pas à nous contacter à gynandco@riseup.net si vous voulez en parler, avoir du soutien, des conseils. Johanna pour Gynandco

  15. j’ai 40 ans et une grande expérience des gynécos :
    -mon 1er gynéco, à 20 ans, s’est proposé de m’expliquer comment on s’y prend pour faire des enfants (j’y allais pour une prescription de contraceptif…). j’ai changé pour une femme…ok, puis déménagement.
    -ma 3ème gynéco m’a prescrit des antibios auxquels j’étais allergique 3 fois de suite (heureusement, je prends ma santé en main, et m’en suis aperçue avant de les prendre. de désespoir face à une bactérie vaginale en surnombre, elle me prescrit une bombe atomique (peniscilline) qui me laisse sans défenses immunitaires. fragile pendant 1 an, et mycose vaginale que je mets 9 mois à soigner par une alimentation drastique. dangereuse pour moi donc…
    -la 4ème gynéco : besoin d’insister pour me faire poser un stérilet (j’ai pas eu d’enfant). elle m’envoie finalement « bon ben si vous aimez souffrir, c’est votre problème, après tout ! ». je refuse de la revoir…
    -5ème gynéco : un homme « cool », qui tuetoie toutes ses patientes, qui a quand même beaucoup de tact et de respect…jusqu’à ce que j’émette des doutes sur une prise en charge que je juge pas suffisamment prise au sérieux. (suivi sur un stade précancéreux)…
    – le 6 ème gynéco n’a pas dépassé le stade de la 1ère consultation. je viens pour planifier une conisation, il m’explique que ce n’est pas normal que je n’ai pas d’enfant, mais que j’ai encore 2 ans pour me décider… »on va s’occuper de ça », me dit-il, « et mon cadeau de bienvenue sera en prime une mammographie » !!
    – je retourne voir le 5ème, qui a mal pris mes doutes, et me prend pour une personne particulièrement anxieuse. il m’opère, tout se passe bien. je vous passe les détails de nos incompréhensions respectives. 15 jours après l’intervention, c’est nue devant lui lors du contrôle post-opératoire qu’on en vient à se dire notre perte de confiance mutuelle (accusations à la limite de l’insulte de notre part à chacun, pathétique). avec beaucoup de recul, je me demande quand même : qui de nous 2 était le plus apte à se contenir dans cette situation ??????
    -aujourd’hui j’en suis à la 7ème, qui me paraît froide, mais précise, efficace, respectueuse, douce et claire dans ses actes…pourvu que ça dure !

    aucune violence ou intrusion physique, que des petites violences ordinaires du quotidien, quoi !!!!!! juste de quoi user la confiance dans le milieu médical… en écrivant ces lignes, je mesure mon stress (mes larmes montent, mon corps tremble)…il s’agit là plus d’un exutoire que d’un témoignage.

  16. Bonjour, je pensais qu’il était illégal que le gynécologue nous demande d’être totalement nue !

    1. Bonjour,
      comme nous l’indiquons ci-dessus : la nudité complète, pratique encore courante lors d’examens gynécologiques, n’en est pas moins un abus de pouvoir de la part de la soignante / du soignant. Effectivement AUCUN examen gynécologique ne nécessite l’entière nudité.
      Bien à vous,
      Gyn&Co

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